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February 17 Un Duhamel de perdu, dix de toujours là...MM. Duhamel, Duhamel, Duhamel, Duhamel, Duhamel et Duhamel ont le regret de vous annoncer que l'un de leurs, M. Duhamel (Alain de son prénom), est Centriste. Nos condoléances. Pourvu que cela ne nuise pas à l'image et la crédibilité de votre clan. Heureusement, nous pourrons garder nos repères grâce à vous, qui truster toujours 50 % des sièges éditoriaux et autres fonctions dirigeantes. Un instant, on a eu peur. Et si, suite à une purge duhamelenistique, les médias perdaient cette fantastique capacité d'analyse politique, de discernement, de subtilité, d'avant-gardisme, et de critique aiguisée, qui est votre marque de fabrique. Heureusement, l'angoisse s'est vite estompée. Il ne s'agit que d'un mouton noir, un égaré sur la route de l'objectivité, du professionnalisme, de la neutralité, de la déontologie de l'éditorialisme. Non, il n'y aura pas d'émeutes à Saint-Germain. Ouf. Alain n'a qu'un seul tort, celui d'avoir affirmé, hors média, qu'il s'apprêtait à voter Bayrou. Pour le reste, il était tellement parfait, au diapason de la meute. Fervent défenseur du Oui au Traité sur une Constitution Européenne, décortiqueur des tailleurs de Ségolène et autres affres de la noble vie politique française, dénonciateur du populisme des Ségolène, Bayrou parfois, Bové, Besancenot, et consorts, traitant par le mépris tous les discours et idées s'écartant de la bonne gouvernance gestionnaire de l'Etat et de la mondialisation. Parfait ! Arlette Chabot offre à Sarkozy trois heures de propagande en prime time, sur le service publique, la veille de l'ouverture du décompte des temps de parole de campagne. David Pujadas est ami avec Sarkozy, presque autant que Jean-Marie Colombani. Béatrice Schoenberg est la femme de Jean-Louis Borloo, Christine Ockrent de Bernard Kouchner, Marie Drucker la compagne de François Baroin. Jean-Pierre Elkabbach dit "nous" lorsqu'il parle de l'équipe de Nicolas Sarkozy et de l'UMP avec un socialiste. Ce n'est que quelques exemples parmi tant d'autres de la connivence, l'amitié, les affinités personnelles et politiques des éditorialistes et présentateurs avec les dirigeants politiques. Et il est bien sûr inutile de rappeler le matraquage médiatique en faveur du Oui lors du référendum européen, les insultes envers les nonistes (hein Serge et Jean-Marie...), surtout ceux de gauche. Quel est donc le problème avec Alain ? Cela pourrait être dû au fait que celui qu'il soutient dénonce de plus en plus régulièrement et avec virulence la pensée unique Sarko-Ségo, la vanité sans fond des analyses politiques, et les liens entre argent, commandes publiques, politiques et pontes médiatiques. Comment le milieu pourrait-il accepter que l'un des leurs soutienne celui qui remet en cause l'essence même de cette caste, mettant en danger, au moins sur le plan symbolique, leur position et leur pouvoir ? Cette explication serait nettement plus intéressante à vrai dire. Mais il ne s'agit même pas de cela. Ces aspects du discours bayrouiste, Alain la juge populiste. Il le soutient pour sa position sur l'Europe, qui force le respect il est vrai, mais somme toute fondamentalement conforme à la pensée de tout ce petit monde. La question est donc celle de l'explicitation de ses opinions. Son erreur est de l'avoir dit clairement, à voix haute, en utilisant des mots qui signifient ce qu'ils sont sensé signifier. Grossière erreur. Le code du bon journaliste rappelle que les opinions et soutiens doivent toujours être implicite, ambigüs, sous-jacents, sous-entendus. D'abord, c'est tellement plus efficace de faire subrepticement passer le message qu'elle est nulle et lui est parfait (vous savez bien sûr de qui je parle) par allusions, construction du discours, en toute objectivité bien entendu, plutôt que de dire "je le soutiens pour telles et telles raisons, maintenant vous le savez, et cela ne m'empêche pas de critiquer ce dernier, ni d'apprécier les qualités des autres, mais au moins vous saurez clairement quelle est ma position, mes préférences et ma sensibilité personnelle". Non ! Il ne fallait pas rompre l'hypocrisie dont personne n'est dupe, ni les éditorialistes, ni leurs journalistes, ni le public. Mais par son affirmation franche, Alain fait passer la connivence, les préférences médiatiques du réel au symbolique. A partir du moment où c'est dit, par un membre du champ, alors cela devient public, reconnu, discuté et problématique. En dieux moderne de l'espace public et symbolique, l'éditorialiste ne peut se voir percé à jour symboliquement. Si Alain soutenait Sarkozy, il ne l'aurait pas dit, n'en aurait pas eu besoin non plus. C'est donc l'occasion de féliciter Alain, archétype de l'éditorialiste honni par moi, pour son professionnalisme. C'est le mot. Si seulement les autres t'imitaient, au lieu de te sortir. Mais ça n'est pas possible, ca fait partie du jeu. En mirroir à Alain, qui a l'honnêteté de se dévoiler, on peut apprécier aussi l'attitude de Jean-Michel Apathie, qui pour sa part à fait le choix de renoncer au vote pour se consacrer pleinement à son métier de journalisme. On a beau critiquer, il faut savoir reconnaître les mérites. Est-ce que ce monde est serieux... February 13 Citation à comparaître :Aujourd'hui : La social-démocratie selon Marx (en 1848-1852) "Le caractère particulier de la social-démocratie se résume en ce que l'on exigeait des institutions républicaines démocratiques non comme un moyen pour abolir deux extrêmes, à la fois le capital et le travail salarié, mais pour atténuer leur opposition et la changer en harmonie. Si diverses que soient les mesures qu'on puisse proposer pour atteindre ce but, quelles que soient les illusions plus ou moins révolutionnaires dont il puisse se parer, le fond reste le même. Ce fond, c'est la transformation de la société par la voie démocratique, mais une transformation dans les limites petites-bourgeoises. Il ne faut cependant pas épouser l'idée bornée que la petite bourgeoisie voudrait faire aboutir, par principe, un intérêt égoïste de classe. Elle croit au contraire que les conditions particulières de son émancipation sont les conditions générales offrant seules la possibilité de sauver la société moderne et d'éviter la lutte des classes." Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Chapitre III. A méditer, et pour patienter, en attendant le billet qui viendra prochainement... February 06 En bref et contre toutPetite revue de presse tunée : - Nicolas Sarkozy poursuit sa mue et prône l'ouverture politique (Reuters). Ca y est, il est devenu un vrai Chirac (mais de droite). - Alain Finkielkraut se dit "attéré par l'état actuel de la gauche" (Le Monde). Nous aussi, mais pas pour les mêmes raisons. "Je pense que l'école est dans un état désastreux, je pense que la morale civique est dans un état désastreux". La pensée philosophique française est elle aussi dans un état désastreux. - La Justice a ordonné l'expulsion des occupants du "ministère de la crise du logement" (Le Monde). Sans commentaire. - Charlie Hebdo en procès pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion". C'est vraiment dur d'être aimé par des cons ! et ça doit pas être facile non plus d'appartenir à une religion... - L'oligarque russe Khodorkovski de nouveau inculpé pour détournement et blanchiment d'argent (Le Monde). Cet homme est effectivement un pourri, mais il est surtout opposant à Vladimir Poutine et financeur du parti libéral Iabloko. L'état de droit avance à grands pas en Russie... - Le Monde et Bolloré sortent un nouveau journal gratuit, "Matin Plus". Rien à dire, jour après jour Le Monde est de meilleur en meilleur. Non, le journalisme en France n'est pas mort ! - Présentation des nouveaux tarifs du TGV Est : 36% d'augmentation. Faut vraiment être con pour habiter dans l'Est. - La France craint l'arrivée de la grippe aviaire. Ca se transmet aussi aux nains agités ? Oui à l'Impôt, Non à l'Imposture !http://www.alternatives-economiques.fr/petition/ Signez ! Merci Roland D.Hier sur France Inter, journal de 13 heures, repris sur le Nouvel Obs aujourd'hui, un certain Roland Dumas, ancien ministre socialiste des Affaires
étrangères : La détention par l'Iran de la bombe atomique serait "un élément d'équilibre dans la région". "D'avoir la bombe atomique, pour l'Iran par exemple, ce serait un élément d'équilibre dans la région. Mais cela suppose un accord, des contrôles, un climat autre que celui qui existe actuellement, qui est un climat de menaces". "Avoir la bombe atomique n'est pas forcément un facteur aggravant". "C'est un facteur de rétablissement de l'équilibre et qui dit l'équilibre, dit maintien de la paix." "A l'inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c'est lui qui fait la loi." Il a souhaité que s'ouvre "très rapidement une négociation générale avec l'Iran". Les vieux dragons sont peut-être les plus sages... Iranosaurus RexLe blog d'Ahmadinejad, plutôt iranique, non ? http://www.ahmadinejad.ir/ February 05 Le Shirahc d'IranLemonde.fr : 1er fevrier 2007 : Chirac et sur la potentielle bombe nucléaire iranienne : (du off malheureusement pour lui turned on par ces franco-emmerdeurs d'américains...) "Je dirais que ce n'est pas tellement dangereux par le fait d'avoir une bombe nucléaire - peut-être une deuxième un peu plus tard, bon... ça n'est pas très dangereux. Mais ce qui est dangereux, c'est la prolifération. Ça veut dire que si l'Iran poursuit son chemin et maîtrise totalement la technique électronucléaire, le danger n'est pas dans la bombe qu'il va avoir, et qui ne lui servira à rien... Il va l'envoyer où, cette bombe ? Sur Israël ? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée." "Ce qui est dangereux, c'est la prolifération, et c'est tout de même tentant, pour d'autres pays qui ont de gros moyens financiers dans la région, de dire "eh bien, nous aussi, on va le faire, ou on va aider d'autres à le faire". Pourquoi l'Arabie saoudite ne le ferait pas ? Et pourquoi n'aiderait-elle pas l'Egypte à le faire également ? C'est ça le danger." Pour résumer, la réaction générale fut de crier à la bourde, l'erreur, la connerie, et de s'insurger dans l'unanimité la plus evidente, légitime, drapé dans sa dignité offensée. Tentative de résumé des motifs de l'offense (pour les détails, se référer au monde, libé, france info, le figaro, tf1 surement, F2 et tous les médias que vous voulez) : - Parler de cette manière de la bombe iranienne équivaut à une résignation, une acceptation de fait de ce qui semble n'être encore aujourd'hui qu'une simple potentialité que tout le monde veut soigneusement éviter. - Chirac croit-il que Téhéran serait capable d'envoyer une bombe sur Israël ? - Qui selon Chirac serait prêt à raserer Téhéran ? Israël ? Les Etats-Unis ? - En disant cela il fait peur, est trop schématique, trop brutal, trop faible, trop agréssif Bref, c'est vraiment une grosse connerie qu'il a sorti le Jacquot ! Maintenant que le raz-de-marée (oui raz-de-marée, et pas Tsunami, ce mot apparu comme et sur une vague de 150 000 corps inertes et devenu une coqueluche médiatique est désormais malsain et pathétique) a déferlé, tentons de réfléchir sérieusement à ses propos, forme et contenu. - Sur la forme, ses propos n'ont rien d'une intervention officielle, à la tribune de l'ONU ou sur le marché de Chirac (48). C'est une analyse, en off, non sur les discours, positions ou tractations diplomatiques, mais sur une situation objective et ses potentielles conséquences. - Sur le fond, tout d'abord est-ce plus choquant qu'entendre George W. Bush s'attaquer à l'axe du mal et les forces démoniaques qui s'opposent à la grande nation de la liberté ? Pas sûr... Ensuite quelle est la situation ? L'Iran, propulsée leader régional grâce notamment à la guerre en Irak, va probablement obtenir une ou quelques bombes nucléaires. Dire cela n'est pas se résigner, mais être lucide. Des frappes aériennes anglo-américano-israéliennes, à vrai dire plus que probables dans les années à venir, pourra retarder mais pas empêcher l'acquisition du nucléaire militaire par l'Iran. Seul un renoncement iranien peut l'empêcher. Et pourquoi renoncer ? Les Américains menacent depuis le 12 septembre 2001 ; Israël, le Pakistan et l'Inde possèdent la bombe ; la mobilisation nucléaro-nationaliste est le meilleur instrument entre les mains du pouvoir pour se maintenir et contenir ce qui semble être une lente maturation démocratique, sociale et libérale de la population iranienne. A partir de là, penser l'Iran nucléaire semble plus une nécessité stratégique et géopolitique qu'une bourde irresponsable. Ne pas le faire serait irresponsable. Que se passerait-il donc si bombe il y a ? Les menaces anti-sionnistes d'Ahmadinejad appelant à la destruction d'Israël peuvent légitimement faire peur. Mais un peu de réalisme permet de remettre les pieds sur terre. Le vrai pouvoir en Iran n'est pas entre les mains d'Ahmadinejad, mais entre celles des gardiens de la Révolution. Il est plus la marionnette que le marionnettiste. Et son arrogence et sa virulence est d'autant plus grande que son pouvoir est faible. Dépasser le discours pour penser la réalité s'avère donc utile. Que ferait donc l'Iran avec une bombe ? La réponse semble évidente : l'envoyer sur Israël. Mais cela n'aura pas lieu. La seule puissance à avoir employé la bombe est les Etats-Unis, à un moment où ils en détenaient le monopole et n'avaient aucune représaille à craindre. La situation est là bien différente. Envoyer une bombe sur Israël signifierait la destruction de l'Iran, du moins de tous ses centres de pouvoir, de ses infrastructures, et le renversement du régime. Un régime peut-il choisir le suicide (sans même parler de la vie de ses civils) ? On peut douter. La séquence attaque / représaille, destruction mutuelle est le coeur de la dissuasion nucléaire. Dire que la bombe en elle-même n'est pas dramatique est donc une vérité de base. A moins de postuler de l'irrationalité totale du pouvoir iranien, ce qui est infirmé par la rationalité de la politique iranienne actuelle, malgré ce que certains en disent. La question posée par le problème nucléaire iranien n'est donc pas l'utilisation de la bombe, mais bien les conséquences de sa possession. Cela ferait de l'Iran une puissance politique crédible grâce à sa puissance militaire, créant un équilibre avec Israël, pays occidental surarmé au milieu de dictatures archaïques et faibles. Peut-être cela ferait plus pour régler la question palestino-israélienne que toutes les négociations sous égide américaine. Un Iran rassuré, protégé des menaces américaines, leader régional de fait, pourrait également devenir plus calme, coopératif, participant aux affaires du monde. Penser l'Iran nucléaire comme un problème a priori n'est donc pas nécessaire. Bien sûr, cela peut avoir des conséquences négatives, main-mise accrue sur les chiites irakiens et le hezbollah libanais notamment, et capacité de nuisance si tel était l'objectif politico-stratégique iranien. Mais il n'est pas évident de savoir de quelque côté penchera(it) la balance. Les protestations occidentales sont donc peut-être plus formelles qu'autre chose. La bombe sera acceptée de fait le moment venu, mais pas de droit. Le but est plus d'éviter la prolifération et l'éffritement des normes de désarmement international, déjà fort affaiblies, avant tout à cause de la non-réduction des arsenaux des cinq grands. Mais comment défendre moralement, et donc légalement, l'oligopole nucléaire décidé il y a 40 ans, alors que celui-ci ne correspond aucunement à la réalité des rapports de force actuels, et que rien n'est fait par les cinq pour réduire leur propre arsenal ? Il s'agit également d'une question de justice et de domination, économique, raciale et culturelle. Si la question est complexe et incertaine, l'unanimisme moraliste couplé au degré zéro de la pensée est une fois de plus révélateur de l'état de la pensée ambiente. Les Dragons seraient-ils en voie d'extinction ? January 29 It is Raël ! Not Us(a) !Lemonde.fr, 29/01/07 : "Le gouvernement américain soupçonne Israël d'avoir utilisé dans le sud du Liban, durant la guerre contre le Hezbollah à l'été 2006, des bombes à fragmentation d'origine américaine, contrevenant ainsi à un accord conclu entre les deux pays sur l'exportation de ces munitions." Quelle surprise ! Personne n'était au courant, dis donc ! Heureusement que les services de renseignement américains sont là. Pour ce qui est de l'utilisation de bombes à fragmentation (des bombonnes de gaz remplies de clou mais en plus gros et sophistiqué, version armée et pas terroristes, ou bien des bombes à sous-munitions, avec plein de mini-bombes envoyées partout et qui souvent n'explosent pas), personne n'en savait rien. Il faut croire que seuls quelques journalistes français, mus par leur déontologie journalistique, leur professionnalisme investigateur, et leur détestation des Etats-Unis et d'Israël, avaient eu vent de cette sombre histoire... Mais jusque là tout le monde s'en foutait, au premier chef les Américains. Par contre, s'il s'agit de bombes américaines, rien ne va plus. Où les Israeliens ont bien pu se fournir en bombes à défragmentation de civils ? Est-ce encore le réseau du pakistanais doc Khan ? Ou peut-être la filière irano-syrienne, l'axis of evil. A moins que ce soit les renégats nord-coréens. Ah...on me signale une info dans mon oreillette... ces bombes auraient donc été achetées légalement aux Etats-Unis. Autant pour moi. Lisons la suite : "Israël dispose de ses propres bombes à fragmentation. En achetant ce type d'arme aux Américains, il s'est engagé à en faire un usage "restreint"." Zut alors, dire que Condie(ment) et George Walker Texas Rangers croyaient que ces armes étaient destinées à être exposées au musée palestino-israëlien de la paix, à Jerusalem Est. C'est triste. Donc Israël possède ses propres bombes à défragmentation ainsi que des bombes américaines. Les belles américaines sont donc destinées à un usage "restreint"... Que comprendre ici ? Que les bombes israeliennes sont réservées à des usages "sans restriction aucune" ? Ne soyons pas mauvaise langue. Que signifie alors un usage "restreint" pour Israeliens et Américains ? L'avenir nous le dira peut-être. En tout cas, nous pouvons être rassurés, ces belles américaines n'ont pas pour fonction de suppléer les belles israeliennes lorsque les stocks viennent à manquer. "L'ambassade d'Israël à Washington avait déclaré, dimanche avant l'annonce des premières conclusions du rapport américain, que l'utilisation des bombes à fragmentation avait relevé de la "légitime défense" et qu'elle avait été motivée par la volonté de "faire cesser les attaques à la roquette du Hezbollah contre les centres de population civile"." Ca y est, tout s'explique. Pour faire cesser les attaques contre son territoire et ses civils tirées depuis des zones civiles libanaises, Israël possède une grande stratégie : sachant que les humanistes et humanitaires du Hezbollah ne peuvent supporter de voir des civils libanais mourir à cause de la guerre que le parti de Dieu mène contre son voisin, il était clair que les bombes à défragmentation, créées pour tuer des civils, allaient mettre fin aux attaques. Deuxième hypothèse : dans le but d'arrêter les attaques depuis des zones civiles, Israël a choisi de transformer tous les civils soit en morts, soit en combattants. De cette manière, la suite du conflit aurait pu être réglée à coup de tonnes de bombes conventionnelles. Le tout sous l'oeil bienveillant de Sam. J'ai pourtant quelques doutes. Un petit scandale parmi tant d'autres. Dur d'être humaniste... January 28 Terminatochttp://www.dailymotion.com/fr/featured/video/xtsom_terminator I'll be back !! (désolé...) Sark Warshttp://www.dailymotion.com/visited/search/sark%2Bwars/video/ xk6cm_sark-wars-episode-2007-sarkozy Merci Bast64.com RemerciementsEn ce jour de grâce, je tiens à remercier : Mes parents, sans qui rien ne serait possible ; ma famille ; mes frères et soeurs, grâce à qui c'est vachement plus cool ; les potes, même les pauvres ; les philosphes et les sages femmes ; les fabricants de couveuse ; la efarm ; Michael Jackson et Bob Marley ; mon poto Stan, le King of Kings, the Lord of Lords, the Lion of Pologne ; Manchester United et l'ASNL ; Easy Jet ; la SNCF ; Danone (nan là je déconne) ; Zinédine Zidane, pour ses trois coups de boule en finale ; le conseil général de Lozère ; le MSH iPod 2013 ; Bass Drive ; Elftor ; les amplis Marshall ; les briquets Bic ; Comte, Marx, Durkheim et Weber, pour avoir inventé la sociologie ; Guinness, pour nous permettre à tous de faire de la sociologie de comptoir ; Nicolas Sarkozy, pour nous rappeler que la droite et la gauche c'est pas tout à fait pareil et que le vote ça sert quand même à quelque chose ; Babylone Babylone Babylone ; Kenneth Waltz ; George Bush père et fils, pour m'avoir gracieusement offert un sujet de thèse ; Nessie ; Sainte-Prisca ; X-Rousse ; Fragments d'Idées ; le Double M ; les Anglais, pour avoir inventé le foot, la bière et le pub ; Cuba ; la Réunion ; Pierre (Bourdieu, l'abbé, PolJak, Quiroulen'amassepasmousse...) ; les Dragons ; NFS ; Chimie-Iono ; Scowfield ; la Palestine, pour nous rappeler que l'oppression, ça existe encore ; Peter Tosh, pour sa chanson et sa phrase "We don't want no peace, we want equal rights" ; les moutons, pour l'ensemble de leur oeuvre ; le dub français ; les escargots Lanvin ; NTM, pour "Mais qu'est-ce qu'on attend ?" ; Le Dieu (pas Dieu) et Ben Attar ; Reason ; Matt Groening ; la Verrière ; Maurizio. La suite des remerciements l'année prochaine... Bon anniversaire !!!Merci ! January 26 Ouïe ou Gnon ?Grande question qui me tarabuste telle une arbalette post-moderne : avez-vous des oreilles à géométrie variable ? Il s'agit de pouvoir écouter plusieurs choses en même temps. Il est simple d'écouter de la musique et les infos en même temps. Mais arrivez-vous à écouter trois éléments sonores simultanément ? La musique, les infos, et la discussion des voisins en même temps ? Et, deuxième question, arrivez-vous à écouter deux musiques en même temps ? Qu'en est-il, avec dans chaque oreille un écouteur diffusant une musique différente ? Cela permet-il d'écouter deux fois plus de musique ? Ce sont des questions sans intérêt direz-vous, mais c'est faux. Je ne reprendrai pas tous les arguments pour défendre mon point de vue, vous les connaissez, ils sont répétés à longueur de journée dans tous les grands médias traditionnels... Bref, je souhaite juste avoir votre avis sur la possibilité et l'intérêt de l'écoute synchronique multiple (MSH, multiple synchonric hearing en anglais, trade mark Ipod 2013). Apres le Rebelle, le RoyalNous savions que le nain agité avait demander des fiches aux RG sur Bruno Rebelle, désormais conseiller environnement de Ségolène, non pas pour des raisons d'ordre public (l'appartenance à Greenpeace rend normale le fichage initial), de potentialités terroristes et autres complots contre l'Etat, mais pour rechercher des casseroles, dans la procédure de divorce notamment. Nous savons désormais que Antoine Royal, frère cadet de Ségolène, et mis en cause par la Justice pour escroquerie et abus de biens sociaux, a lui aussi été, certes courtoisement, interrogé par les RG. Peut-être s'agit-il d'éviter un Enron à la française, de démanteler les réseaux mafieux corses, ces sauvageons. Peut-être s'agit-il plutôt de la volonté du candidat-ministre de l'Intérieur de rechercher toutes les saloperies possibles à balancer sur Ségolène et les siens pour la discréditer. De telles méthodes ne sont pas nouvelles il est vrai, il était plus que prévisible qu'un ministre de l'Intérieur, quelqu'il soit, use de ses services à son avantage. Avec le nain agité, celui qui truque les chiffres du congrès UMP, qui manipule les chiffres de la délinquance, qui affirme et réaffirme que les jeunes de Clichy réalisaient un cambriolage lorsqu'ils se sont fait contrôler par la police, ce n'était pas prévisible, c'était couru d'avance. On peut se demander s'il n'a pas profondément et terriblement peur de perdre. Pour exploiter ce genre de procédés, il faut vraiment manquer de confiance en soi. La bonne nouvelle, c'est que la polémique enfle, et qu'il va devenir de plus en plus dur pour lui de s'en tirer sans démission. (Petit supplément matinal : il aurait également tenté, malheureusement sans réussite, de faire embaucher un militant encarté à l'UMP comme garde du corps de Ségolène, une taupe quoi... il est vraiment génial, rien à dire !) D'ailleurs, la démission semble non pas normale mais indispensable. Non seulement Sarozy utilise l'argent de l'Etat pour faire campagne. Non seulement il utilise les RG pour monter des dossiers contre Ségolène. Mais cet homme est aussi le ministre de la Police (politique) et le ministre des Eléctions. Oui oui. Etrange démocratie française... L'indigne et l'abbé rend (son tablier).Faisant désormais moi-même
partie de la Blogosphère (ce réseau de ségosphères,
d'égosphères et de mégalosphères), je ne
puis éviter de rendre mon petit hommage à l'abbé
et plus encore à son action. Indignation, révolte,
insurrection et persévérance. Indignation toujours
renouvellée face à la condition des 'sans', semblant
s'imposer à lui chaque jour avec la même force. Là
où la plupart d'entre nous se contentent de regarder ailleurs
avec flamboyance, de baisser les yeux avec résignation, de
sourire compassionnellement, lui y allait, avec courage peut-être
mais surtout humanité. Plus qu'un devoir, une nécessité.
Cette indignation face à la condition des plus pauvres se
doublait d'une révolte contre le fatalisme des pouvoirs
publics et de la société envers une situation sociale,
c'est-à-dire découlant et dépendant de
l'organisation et l'action de notre société, donc
modifiable. Un pays riche comme le nôtre pouvait et devait
faire quelque chose, alors qu'il en avait les moyens. Exigence
morale, laïque qui plus est. Insurrection démocratique,
pourrait-on dire, lorsqu'il passe à l'action, prend la parole,
prend la rue, pour défendre, aider, aimer, ceux que l'on
oublie, appelle les citoyens à exercer leur pouvoir politique
pour changer les choses, appelle les hommes à donner à
leur frères. Et persévérance, lorsque, cinquante
ans plus tard, il est toujours présent, ombre planant
au-dessus de l'Assemblée nationale lorsque celle-ci vote la
réduction du quota de logements sociaux obligatoires par
commune. Aussi lorsque Sarkozy prétend représenter 'la
France qui souffre', cela donne vraiment envie de vomir...
Fraternité. C'est peut-être aussi pour cela que les
Français (et leurs instituts de sondage mais c'est une autre
histoire) apprécient autant Pierrot. Le parent pauvre de la
République, la valeur oubliée. Lorsque la droite aspire
à la toute-puissante 'liberté', lorsque la gauche
défend tant mal que bien l'égalité, plus
personne ne représente, ne défend, et ne se réclame
de la fraternité. La fraternité est un effort, un acte
engagé permanent. Et c'est aussi la plus belle de nos valeurs. Paix à toi, mon frère. Bonnes et moins bonnes nouvellesPas grand chose à raconter aujourd'hui. La vie suit son cours, ici comme ailleurs. Voici simplement les quelques nouvelles du jour. - Bonne nouvelle : Prison Break a repris aux Etats-Unis, saison 2 episode 14 et suite. (http://gigistudio.over-blog.com) - Moins bonne nouvelles : ASNL 0-2 ASSE. Allez les chardons ! - Mauvaise nouvelle : la République Tchèque accepte d'accueillir le bouclier anti-missile américain sur son territoire. Des radars y seront implantés, alors que la Pologne s'apprête à accepter l'implantation d'un site de lancement de missiles. Certains se réjouiront de la protection offerte aux Européens par les Etats-Unis, alors même que l'Europe est incapable d'assurer sa défense et la stabilité à ses frontières. Néanmoins, cet accord marque d'une part la soumission-fascination-attraction des pays d'Europe ex-communiste envers les Etats-Unis, ce qui n'est là qu'une confirmation supplémentaire. D'autre part, il révèle et renforce du même coup l'inimité entre la Russie et l'Europe centrale. D'un côté, Washington et ses satellites, de l'autre la Russie de Poutine, de plus en plus sûre d'elle-même et affirmative. Entre les deux, l'Europe de l'Ouest, celle des 12 ou des 9, dont tout le monde se fout géopolitiquement parlant. La question de la Russie n'en est qu'à ses prémisses pour l'UE, qu'il s'agisse du gaz, de la Tchétchénie ou de la démocratie et du pluralisme politique et médiatique. L'Allemagne et la France devront faire des choix, gaz ou droits de l'homme, alliance politique et contre-poids face à l'hégémonie américaine ou intégration sous le bouclier anti-missile américain et conflictualité croissante avec notre bientôt voisin frontalier... La liste est longue. Bref, les relations de l'UE avec la Russie, comme avec la Chine, sont l'un des enjeux majeurs pour notre prochain(e) président(e). Le nain agité atlantiste me fait un peu peur à ce sujet. Quant à la Dame Blanche, elle a l'avantage d'écouter plutôt que de parler (ce qui fait un peu moins peur malgré tout), et surtout d'être entourée de gens compétents sur l'international, au moins pour certains d'entre eux (je pense à Jean-Louis Bianco par exemple, secrétaire général de l'Elysée sous Mitterrand). Quoiqu'il en soit, pris entre le Royaume-Uni et les nouveaux entrants d'Europe de l'Est, le vague projet d'une Europe politique indépendante et humaniste semble bien mal en point. Ne reste plus qu'une coopération renforcée entre les pays de la vieille Europe, bien old-school, France, Allemagne, Benelux, Espagne, Italie. Cela me semble le seul projet capable de proposer un contenu attractif, et non seulement un joli contenant, une structure à présenter aux peuples comme une ferrari institutionnelle, dont le seul carburant serait la concurrence libre et non faussée et qui n'aurait pas de direction ni de marche arrière. Bref, attendez-vous au pire mais demandez le meilleur. S'il devient difficile de croire à l'avenir de l'Europe, il reste néanmoins ses réussites : la paix et l'entente entre les peuples, à commencer par entre les peuplades étudiantes. Il reste aussi ce "modèle social", que l'on devrait plutôt appeler, plus globalement, modèle humaniste, car c'est la le coeur de l'identité européenne à laquelle adhérer. L'homme, l'humanité, et son environnement comme centre du monde, comme mesure de la valeur des choses, des systèmes. Divagation archaïque... La suite au prochain épisode... January 25 PremièreC'est donc le premier post... hourra ! Je pourrais parler de Sarkozy qui exploite l'argent et les moyens de l'Etat, c'est-à-dire de nous (vous plus exactement) pour faire campagne et faire le barbouze. Je pourrais parler de la gauche "anti-libérale", qui a la gentillesse de s'auto-détruire, histoire qu'un autre monde ne soit pas possible. Je pourrais parler de Finkielkraut qui n'arrête pas de dire des conneries racistes sur les noirs, les banlieues, les jeunes. Je pourrais parler des SDF qui ce soir doivent avoir froid au coeur et au corps, alors que se poursuit cette mascarade politico-médiatique au sujet de cet homme de bien qu'était l'Abbé Pierre, dont l'image est récupérée par tous mais dont les idées sont oubliées, ou mieux, dépassées, le "droit opposable au logement" ayant tout réglé. Je pourrais vous parler des Colombani, Joffrin, Apathie, Duhamel (trade mark, bro & bro & bro & bro), Sylvestre, Daniel, PPDA, Pujadas, et leurs suites, qui nous gavent de leur discours "pragmatique", "non-idéologique", "rationnel", "moderne", "tourné vers l'avenir", et qui s'opposent courageusement, jour après jour, tels des martyrs, à la bassesse et l'archaïsme de ces cons de français qui n'ont pas encore compris que le monde doit être tel qu'il est. Je pourrais parler de la lutte du "Bien" contre le "Mal" que mène courageusement le Président de la plus belle démocratie du monde. Je pourrais parler de la guerre civile et de la guerre tout court en Irak, de la nécessité de coloniser et d'opprimer le peuple palestinien pour la sécurité d'Israël, de l'indifférence au Darfour et ailleurs, et de tout ce qui se passe, heureusement loin de chez nous. Je pourrais parler de l'Europe, qui nous construit ce monde humaniste...euh, pardon, concurrenciel, que nous appelons tous de nos voeux. Je pourrais parler des brevets déposés par les firmes multinationales pharmaceutiques qui protègent leurs bénéfices durement gagnés face aux tentatives de vol par et pour ces hordes de pauvres, malades qui plus est. Je pourrais parler du pape, qui a la chance d'avoir été nazi plutôt que communiste. Je pourrais parler de mes potes les pinguins et pingouines, qui, comme leurs potes nounours polaires, commencent à galérer sur leur banquise, bientôt fondante comme une glace italienne. Mais parler de tout cela ne serait pas très heureux pour un début. Je devrais plutôt parler de plaisir, d'amour, d'humour, des plaisirs de la vie quoi. Mais tout cela, est-il vraiment nécessaire d'en parler ? Poisson ou Dragon ? CréationSalut ! Eh oui, j'ai craqué, ca y est je m'y mets aussi, à déballer ce qui me passe par la tête, à utiliser ce nouvel "espace de liberté" pour dire mes conneries et le reste aussi. Voilà, c'est officiel. |
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