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February 26 En bref et contre tout (ou la page 2 du dragon)Edition numéro 2 de la revue de presse tunée : - Le Pen entre 11 et 13 % dans tous les sondages. Y a-t-il un seul journaliste ou sondeur pour y croire ? (Petit rappel anodin : 1988, 14,38% ; 1995, 15% ; 2002, 16,86% puis 17,79%). Si on peut douter de la justesse du redréssement du score de Le Pen par les sondeurs, on peut aussi s'interroger sur le nécessaire redressement des journalistes. - 2 minutes de reportage dans le journal de 19h de France Inter (26 janvier) traitant de Nicolas Sarkozy qui, après avoir déclaré ne pas boire une goutte d'alcool, boit du Sancerre à Sancerre. Sancerrement, ça craint. Ils ont beau essayer tous, personne ne fera mieux que Chirac ! Ca va être moins drôle le salon de l'agriculture... - Phillipe Meyer demande aux journalistes d'affirmer clairement leurs opinions politiques et de faire tomber les masques (L'esprit public, france culture, 25 janvier). Merci, ça fait chaud au coeur. Vraiment. - Delarue à la rue s'en prend au personnel d'Air France lors d'un vol trop arrosé. Il a oublié de déclarer son soutien à Sarkozy avant ! - Bayrou en hausse dans tous les sondages. Il est élu à l'unanimité le Jean-Pierre Chevènement 2007. Reste plus qu'à savoir qui sera le Jospin 2007. - Trois Français tués lors d'une attaque à main armée en Arabie Saoudite, près de Médine. Ils ont eu le malheur de draguer les Médinettes... - Trois blessés par balle lors d'un match de football amateur à la Courneuve. A quand un PSG-La Courneuve au Stade de France ? - Un sous-marin lanceur d'engins (SNLE) pour Ségolène au lieu de quatre. Quatre sous-marins d'attaque (SNA) pour Sarkozy au lieu de six. Y a-t-il un président dans la salle ? M'enfin, on pourrait pas en avoir dix de chaque ? Ca serait moins "spécieux". - Sarkozy se plante donc après avoir raillé jusqu'à plus soif, lui et ses sbires, l'incompétence de Ségolène. Il est vraiment fort le candidat-ministre de la police-chef de parti-president de conseil général-ministre des éléctions, il nous fait de l'auto-critique de ses conneries avant même de les avoir dites ! - Et dans toute cette affaire, celui qui a l'air le plus con dans tout ça, ça reste le "journaliste" poujadiste Jean-Jacques Bourdin. il fait le malin et se plante, deux fois. Comme quoi il y a (parfois) une justice. - La Réunion touchée par le cyclone Gamède. Gamède mâle ou Gamède femelle ? - Sarkozy veut rétablir la police de proximité. On vous avait dit qu'il avait changé. - Le TGV a battu son record de vitesse, à 559,4 km/heure. Nancy bientôt à 35 minutes de Paris (nan j'déconne). Tout le monde est content, ou presque. Faut vraiment être content pour habiter dans l'est... - Fin 2006, seuls 47,5% des chômeurs, toutes catégories confondues, touchent l'Assedic, selon le collectif Les Autres Chiffres du Chômage, contre 54% en novembre 2003. Avec Sarkozy, on va bien descendre sous la barre des 5%. February 23 Prendre son mal en patience (et niquer Sarko)Pythagore, Lenine (ca ca va encore), et la socio dynamique un art de
gouverner, faudra que tu m'expliques. Le PC n'est qu'un vestige du
passé, qui tente d'absorber les nouveautés alter-mondialistes mais n'y
arrivera jamais, d'une part a cause de son fond idéologique historique,
d'autre part (c'est con mais bon) à cause de son nom. On peut etre
brillant sans antagonisme clair (cf. Chirac en 1995
hehehehehehehehehehehehehe)... Plus que la médiocrité, c'est surtout
l'hypocrisie, envers les autres et/ou soi-même. Dans la pure réalité,
il n'y a presque rien à changer, et surtout aucun espoir autre que
quelques euros en plus, ou sdf en moins. Quant aux syndicats, c'est
souvent, et peut-etre par nature, des lobbies, de ceux qui font partie
du milieu professionnel, et de ceux qui en feront partie. En meme
temps, heureusement que parmi les milliers de lobbies, il y en a
quelqu'uns qui representent les travailleurs (= pas le capital, le
pouvoir politique, les hauts cadres, les "élites")... Le problème, plus
que la mediocrité, c'est d'une part la fatalité, "le monde mondialisé
mondialement est comme ça, on ne peut plus rien y faire" ; d'autre
part, et plus encore, la désidéologisation du capitalisme. Le
capitalisme (et la démocratie telle qu'elle existe, sa fille quelque
part) n'est plus une idéologie parmi d'autres, mais la "réalité
objective" du monde d'aujourd'hui, sa finalité, et plus encore sa
nature, transcendante ou immanente, intransformable sinon à la marge.
Les deux clés du capitalisme : se montrer comme non-idélogique, bon,
naturel (la main invisible vous savez...), efficace, juste, NORMAL ; et
d'intégrer toute critique de lui-même en son sein. Pour exemple : la
musique qui se vend super bien chez universal (l'homme pressé de noir
desir hehe, mais aussi le rap hardcore et toutes les musiques en fait),
les galeries Lafayettes qui sortent dans le métro des pubs taguées à la
anti-pub et no logo... Donc pour résumer le tableau, on a un capitalisme financier hardcore (pour le coup !) qui, grâce à la liberté et la démocratie et à l'URSS, peut se revendiquer le meilleur système possible, et qui d'ailleurs l'est pour l'instant (le moins pire des régimes dirait un grand homme). Quant à la dimension idéologique du capitalisme libéral-démocrate, merdi à George Bush de nous rappeler que c'est profondement idéologique (écouter le State of the Union Adress, le discours sur l'Etat de l'Union, de cette année, par exemple, et si possible avec comme musique Pole, "3", le jaune). Et, secundo, on a une gauche en manque d'idéologie, sinon la critique smooth ou radicale de ce système. Ca bouge en Amerique latine, mais il est difficile de faire la différence entre l'antiaméricanisme, le castrisme, l'antisémitisme parfois qui prend (hélas) les habits de la lutte pour la libération palestinienne, l'altermondialisme, le racisme local, et l'exploitation économique. Aux Etats-Unis, il n'y a pas de gauche, sinon pour du libéralisme social ou sociétal (avortement, moeurs, eventuellement revenu minimum), et pareil en Europe, entre le Royaume-Uni, la Pologne et l'Italie, sinon pour un social-libéralisme gestionnaire, qui peut-être est la meilleure solution au jour d'aujourd'hui. Mais avec espoir, dans vingt ans, l'alter-mondialisme, de Paris à Pékin, en passant par Caracas, Manchester, Tombouctou et Jerusalem prendra corps. On en est encore loin mais on en reparlera de toute façon. En attendant, FAIRE TOMBER SARKO ! February 19 Bayroue libre...Juste pour m'auto-confirmer et m'auto-satisfaire : Derniers sondages, Bayrou à 16% et Ségolène à 23/26%...et Bayrou gagnant au deuxième tour contre Sarko ! Et plus révélateur encore, il devient traité par les instituts de sondage comme une possibilité de second tour, relayée par les médias. Et maintenant il affirme qu'il serait prêt à prendre un premier ministre de gauche (entendre DSK). Si avec ça il fait pas douter tous les sociaux-libéraux et les anti-ségolène. Il doit être en train de marcher sur les murs en buvant du champagne le Berger ! M'enfin, bien sûr les sondages c'est vraiment de la merde, et une campagne c'est long. Mais quand même, la dynamique se met en place, et s'il a désormais les médias avec lui, il peut faire son Chirac 95, et Ségo sa Jospine ou sa Ballamolle. Ca doit serieusement commencer à flipper au PS... February 18 La Puissance de la FonKPour les adeptes de Terminator, mais en un peu plus FonKie... http://www.dailymotion.com/video/x8z4k_l-autostoppeur La victoire d'une idéologie - capituler devant le capital ?Le vingtième siècle était celui des idéologies, le vingt-et-unième sera celui du pragmatisme. L'heure est au pragmatisme, à la lucidité, au réalisme, au plus près de la réalité, des gens, du quotidien, loin, très loin de ces abérrations que sont l'abstraction, la théorie, les concepts. Bref, dénué de toute Idéologie. L'idéologie, on a déjà donné : le communisme, le nationalisme, le fascisme, le nazisme, le capitalisme... On veut nous faire croire que, parce que l'Union soviétique a disparu et l'idéologie communiste avec, il n'y a plus d'idéologie. Mis à part l'islamisme croissant (vert), souvent conçu comme un simple instrument de resistance à la modernité technico-rationelle. L'idéologie, au sens neutre, en tant que système d'idées, valeurs, croyances, normes, représentations, organisées et articulées, structurant la représentation du monde, des rapports sociaux et orientant l'action collective, serait une chose du passé, dépassée. Les experiences du vingtième siècle ont décridibilisé et délégitimé ce concept. La chute du communisme soviétique a mis fin nous dit-on, à la parenthèse historique des idéologues. Pourtant, dans nos cours de lycée, on nous apprend que la guerre froide était un choc des idéologies, communiste et capitaliste. La victoire de cette dernière l'a-t-elle fait passer du statut d'idéologie à celle de réalité objective ? Plusieurs éléments participent de cette transformation. Tout d'abord, la confusion entre experiences historiques contextualisées et concept théorique empiriquement vérifiable. Les idéologies du siècle dernier ont causé beaucoup de dégâts, pour litoter. De ce fait, l'homme progressant naturellement et apprenant de ses erreurs, il est normal que l'idéologie en général, et toute idéologie en particulier, soit rejetée comme source de maux, de morts, de guerre, etc. Il devient donc indispensable de se montrer comme non-idéologique, sous peine de se voir discrédité et rejeté hors-jeu. Mais bannir ce vocabulaire des discours peut-il en changer la nature ? Etre non-idéologique, au sens propre, signifie ne pas se fonder sur une représentation du monde, des relations sociales, économiques, politiques, ne pas mettre en cohérence ses valeurs et croyances avec son action dans la société. Pas si rassurant... Deuxième élément, la disparition d'ennemis idéologiques. La guerre froide renvoyait dos à dos les deux mondes, les mettant sur un pied d'égalité analytique. Sans alter ego en face, sans alternative, l'idéologie se confond avec la réalité, puisque cette réalité est universellement organisée selon les principes de cette unique idéologie. L'opposition binaire antérieure obligeait à relativiser, puisqu'un autre monde etait possible et existait réellement. Tel n'est plus le cas. Troisième élément, le travail de fond idéologique. Tout le vocabulaire et les discours tenus à longueur d'années par les élites politiques, économiques, médiatiques mondiales sert à cela : réalisme, lucidité, pragmatisme, rationalité, gouvernance, gestion, objectivité, adaptabilité. Conclusion : on n'a pas le choix, le monde est tel qu'il est et ne peut être autrement. Il ne reste plus qu'à l'accepter tel quel et faire avec. Et il faut dire qu'après quinze ans de matraquage, c'est plutôt une réussite. Comment penser un autre monde, organisé différemment, selon des valeurs différentes ? Ainsi, la conjonction du discrédit historique des autres systèmes que le système capitaliste libéral, l'extinction de toute réalité alternative et la propagande de longue haleine pour transformer un mode particulier et historique d'organisation des rapports sociaux en horizon indépassable, naturel et permanent, à transformer cette idéologie en nature. C'est pour ces raisons que la gauche est en crise, depuis longtemps déjà. La droite est à l'aise dans ce monde, conforme à ses valeurs. Et la gauche ne sait plus où se tourner. Du PS à la LCR, l'enjeu se réduit à limiter les dégâts de la "mondialisation" libérale, à accompagner, plus ou moins radicalement, les plus démunis dans cette odyssée. Si la critique du système est élaborée, aucune alternative ne peut être proposée, ni sa réalisation envisagée. Il serait nécessaire de réhabiliter le concept d'idéologie, pour analyser le monde d'une part, pour le transformer d'autre part. Démonter et démontrer les fondations normatives du système et de ses avocats n'est que le point de départ, pour ensuite affirmer ses propres fondations, en opposition et en construction. Le problème principal est, sur ces bases normatives, de développer une vision globale, cohérente et articulée, systémique. Cela prendra du temps, quelques décennies. Brique par brique, pierre par pierre, il s'agit de construire, avec patience et espoir toujours. A moins de se résigner, d'accepter le monde tel qu'il est, et d'y trouver sa place tranquillement, ce qui est peut-être plus facile au final. Demain est un autre jour, mais nous le construisons jour après jour. On peut être plus que des poissons ! Bayrouste ou Bayroute de l'Elysée ?Il est jusqu'ici le seul élément intéressant de la campagne
présidentielle. François Bayrou, l'écolier des guignols, la force
d'appoint de l'UMP, le millieu c'est merveilleux, étonne, surprend. Mes maigres relations sociales n'ont rien d'un échantillon représentatif de la population votative française, mais quand même. Les "je voterai Bayrou", "je sais pas mais j'ai envie de voter Bayrou", "il m'impressionne" se multiplient autour de moi. Parfois dans les bouches les plus inattendues (tu te reconnaîtras). J'ai moi-même, pour l'instant, choisi de neutraliser mes neurones concernant la détermination de mon vote (effet 21 avril), et de les activer uniquement pour observer et analyser tout cela. Mais quand même. Il est sympa le père Bayrou, à la fois berger pyrénnéen, philosophe humaniste tranquille et critique limite bourdieusien (!!!). Ses discours sur les médias, la finance, les pratiques politiques, l'Europe, sont des discours de gauche, humanistes, des discours qu'on a malheureusement pas entendu au PS. Sur le plan économique, la différence entre lui et le PS est plutôt fine. Il s'agit toujours de gérer socialement et humainement une économie de marché dominée par la finance et la rentabilité, et la marge de manoeuvre est des plus restreintes. Bien sûr ses discours sont aussi le produit de sa position. Coincé entre le PS et l'UMP, il ne peut que tenir un discours critique, revendicatif, et intermédiaire. Seule manière pour lui d'exister. Sa mutation révolutionnaire n'a rien de surprenant. N'empêche, un tel discours, pour une fois dans la bouche d'un homme qu'on ne peut serieusement qualifier d'extrêmiste, ça fait du bien. Le pauvre Alain Duhamel ne le soutient pas sur ces points, jugeant bien évidemment ses propos populistes. L'extrême gauche est populiste, l'extrême droite est populiste, Ségolène est populiste, Bayrou est populiste. Heureusement il reste Sarkozy le "Grand"... En fait, le plus gros problème de Bayrou, c'est Le Pen. La peur de Le Pen au second tour une nouvelle fois. Les déçus de Sarkozy, les déçus de Ségolène, les déçus de l'extrême-gauche, les chiraquiens, les gaullistes sociaux, les sans appartenance fixe, les abstentionnistes, les votes blancs, les anti-système non racistes ou nationalistes, sont des catégories dans lesquels Bayrou peut attirer. Et sous certaines conditions, il peut réellement être le receptacle de tous ces rejets. A ces rejets s'ajoutent sa visible bonne foi et sa révolte modérée mais sincère, frôlant parfois la naïveté. Son problème, c'est donc Le Pen. Tous les citoyens de gauche pouvant voter pour lui se poseront la question Le Pen. Voter pour Bayrou s'il ne peut être au second tour, c'est prendre le risque de voir Le Pen devant Ségolène et Bayrou. Tout dépendra donc de la dynamique de campagne dans les dernières semaines et des sondages dans les derniers jours. Si Ségolène s'écroule, se tasse ou stagne, si Bayrou continue à monter, lentement mais surement, à la fois sur le terrain, dans les bouches de goût médiatiques, et dans les sondages, tout peut arriver. Si la courbe d'intentions de vote de Bayrou rejoint ou dépasse celle de Ségolène, c'est mort pour elle et tout bénéf pour lui. Il y aura un seuil critique, qui, dépassé, propulsera le centriste au centre (eh oui) du jeu, faisant reculer la peur de Le Pen et en faisant un vrai challenger pour Ségolène. Si le seuil n'est pas atteint, il est fort possible qu'il s'écroule, comme Chevènement en son temps, et se retrouve à 10% au lieu de 18 ou 20. Lui et elle sont en vases communicants. L'un ou l'autre doit être au second tour et devant Le Pen. S'il était au second tour, il gagnerait largement, l'ajout des anti-Sarko, de la gauche, des chiraquiens, le ferait gagner sans problème (comme Jospin en 2002...). Donc ça va décortiquer à foison les sondages "illégaux" en France sur les sites internets des journaux suisses et belges la semaine avant le premier tour.;; Bref, c'est quand même pas gagné pour lui, même s'il n'a jamais eu autant d'atouts dans sa manche. Le fait qu'il ne soit plus l'écolier ayant perdu d'avance dans les médias est révélateur. Pour le reste, cela dépendra surtout de Ségolène. Soit elle arrive à convaincre réellement ou du moins suffisemment pour faire taire les états d'âme de beaucoup d'entre nous. Soit elle n'y arrive pas et c'est Bayrou qui en profitera. Elle reste néanmoins au double de lui, donc faut pas non plus s'affoler ! Mais bon, tout peut arriver, dans un sens comme dans l'autre. C'est pas l'histoire des présidentielles qui me contredira. Et puis franchement, pour un Président, lui ou Ségolène, qui vous préférez ? Ils sont différents, ont tous les deux des grandes qualités et des petits défauts. Bayrou président avec une majorité de gauche au Parlement (on oublie l'archaïque Sénat évidemment), ça pourrait être marrant aussi. Le bon côté des choses, c'est que quelque soit le président élu en mai, cela devrait être intéressant, voire expérimental dans le cas du nain agité. Certains se seront étonnés de ce qui ressemble à un soutien à Bayrou. Je n'ai pas dit que je voterai pour lui, et je ne le ferai pas certainement, mais c'est vrai qu'il est pour l'heure le candidat qui donne le plus envie de voter pour lui. Certains se seront étonnés aussi que je fasse ici mon Alain Duhamel, avec Bayrou d'une part, avec l'éditorialisme de pseudo-analyse-politicienne-ultra-intéressante-centrée-sur-les-petits-calculs-politico-politiques de l'autre. Eh oui, si j'abhorre ces éditorialistes, c'est parce que je compte bien prendre leur place et faire la même chose, mais en mieux (!!!). Vous z'aviez pas compris ? Et certains se seront aussi étonnés que je ne dise mot ou quasimot sur Ségolène. Ayant choisi de ne pas utiliser mes neurones trop inclinés à la critique, je me tais tant que je n'ai rien à dire ou que je ne sais pas comment le dire. En bien et en mal. Mais ça viendra. Respectons son timing de campagne ! Dragonite aigüe...aïe ! February 17 Un Duhamel de perdu, dix de toujours là...MM. Duhamel, Duhamel, Duhamel, Duhamel, Duhamel et Duhamel ont le regret de vous annoncer que l'un de leurs, M. Duhamel (Alain de son prénom), est Centriste. Nos condoléances. Pourvu que cela ne nuise pas à l'image et la crédibilité de votre clan. Heureusement, nous pourrons garder nos repères grâce à vous, qui truster toujours 50 % des sièges éditoriaux et autres fonctions dirigeantes. Un instant, on a eu peur. Et si, suite à une purge duhamelenistique, les médias perdaient cette fantastique capacité d'analyse politique, de discernement, de subtilité, d'avant-gardisme, et de critique aiguisée, qui est votre marque de fabrique. Heureusement, l'angoisse s'est vite estompée. Il ne s'agit que d'un mouton noir, un égaré sur la route de l'objectivité, du professionnalisme, de la neutralité, de la déontologie de l'éditorialisme. Non, il n'y aura pas d'émeutes à Saint-Germain. Ouf. Alain n'a qu'un seul tort, celui d'avoir affirmé, hors média, qu'il s'apprêtait à voter Bayrou. Pour le reste, il était tellement parfait, au diapason de la meute. Fervent défenseur du Oui au Traité sur une Constitution Européenne, décortiqueur des tailleurs de Ségolène et autres affres de la noble vie politique française, dénonciateur du populisme des Ségolène, Bayrou parfois, Bové, Besancenot, et consorts, traitant par le mépris tous les discours et idées s'écartant de la bonne gouvernance gestionnaire de l'Etat et de la mondialisation. Parfait ! Arlette Chabot offre à Sarkozy trois heures de propagande en prime time, sur le service publique, la veille de l'ouverture du décompte des temps de parole de campagne. David Pujadas est ami avec Sarkozy, presque autant que Jean-Marie Colombani. Béatrice Schoenberg est la femme de Jean-Louis Borloo, Christine Ockrent de Bernard Kouchner, Marie Drucker la compagne de François Baroin. Jean-Pierre Elkabbach dit "nous" lorsqu'il parle de l'équipe de Nicolas Sarkozy et de l'UMP avec un socialiste. Ce n'est que quelques exemples parmi tant d'autres de la connivence, l'amitié, les affinités personnelles et politiques des éditorialistes et présentateurs avec les dirigeants politiques. Et il est bien sûr inutile de rappeler le matraquage médiatique en faveur du Oui lors du référendum européen, les insultes envers les nonistes (hein Serge et Jean-Marie...), surtout ceux de gauche. Quel est donc le problème avec Alain ? Cela pourrait être dû au fait que celui qu'il soutient dénonce de plus en plus régulièrement et avec virulence la pensée unique Sarko-Ségo, la vanité sans fond des analyses politiques, et les liens entre argent, commandes publiques, politiques et pontes médiatiques. Comment le milieu pourrait-il accepter que l'un des leurs soutienne celui qui remet en cause l'essence même de cette caste, mettant en danger, au moins sur le plan symbolique, leur position et leur pouvoir ? Cette explication serait nettement plus intéressante à vrai dire. Mais il ne s'agit même pas de cela. Ces aspects du discours bayrouiste, Alain la juge populiste. Il le soutient pour sa position sur l'Europe, qui force le respect il est vrai, mais somme toute fondamentalement conforme à la pensée de tout ce petit monde. La question est donc celle de l'explicitation de ses opinions. Son erreur est de l'avoir dit clairement, à voix haute, en utilisant des mots qui signifient ce qu'ils sont sensé signifier. Grossière erreur. Le code du bon journaliste rappelle que les opinions et soutiens doivent toujours être implicite, ambigüs, sous-jacents, sous-entendus. D'abord, c'est tellement plus efficace de faire subrepticement passer le message qu'elle est nulle et lui est parfait (vous savez bien sûr de qui je parle) par allusions, construction du discours, en toute objectivité bien entendu, plutôt que de dire "je le soutiens pour telles et telles raisons, maintenant vous le savez, et cela ne m'empêche pas de critiquer ce dernier, ni d'apprécier les qualités des autres, mais au moins vous saurez clairement quelle est ma position, mes préférences et ma sensibilité personnelle". Non ! Il ne fallait pas rompre l'hypocrisie dont personne n'est dupe, ni les éditorialistes, ni leurs journalistes, ni le public. Mais par son affirmation franche, Alain fait passer la connivence, les préférences médiatiques du réel au symbolique. A partir du moment où c'est dit, par un membre du champ, alors cela devient public, reconnu, discuté et problématique. En dieux moderne de l'espace public et symbolique, l'éditorialiste ne peut se voir percé à jour symboliquement. Si Alain soutenait Sarkozy, il ne l'aurait pas dit, n'en aurait pas eu besoin non plus. C'est donc l'occasion de féliciter Alain, archétype de l'éditorialiste honni par moi, pour son professionnalisme. C'est le mot. Si seulement les autres t'imitaient, au lieu de te sortir. Mais ça n'est pas possible, ca fait partie du jeu. En mirroir à Alain, qui a l'honnêteté de se dévoiler, on peut apprécier aussi l'attitude de Jean-Michel Apathie, qui pour sa part à fait le choix de renoncer au vote pour se consacrer pleinement à son métier de journalisme. On a beau critiquer, il faut savoir reconnaître les mérites. Est-ce que ce monde est serieux... February 13 Citation à comparaître :Aujourd'hui : La social-démocratie selon Marx (en 1848-1852) "Le caractère particulier de la social-démocratie se résume en ce que l'on exigeait des institutions républicaines démocratiques non comme un moyen pour abolir deux extrêmes, à la fois le capital et le travail salarié, mais pour atténuer leur opposition et la changer en harmonie. Si diverses que soient les mesures qu'on puisse proposer pour atteindre ce but, quelles que soient les illusions plus ou moins révolutionnaires dont il puisse se parer, le fond reste le même. Ce fond, c'est la transformation de la société par la voie démocratique, mais une transformation dans les limites petites-bourgeoises. Il ne faut cependant pas épouser l'idée bornée que la petite bourgeoisie voudrait faire aboutir, par principe, un intérêt égoïste de classe. Elle croit au contraire que les conditions particulières de son émancipation sont les conditions générales offrant seules la possibilité de sauver la société moderne et d'éviter la lutte des classes." Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Chapitre III. A méditer, et pour patienter, en attendant le billet qui viendra prochainement... February 06 En bref et contre toutPetite revue de presse tunée : - Nicolas Sarkozy poursuit sa mue et prône l'ouverture politique (Reuters). Ca y est, il est devenu un vrai Chirac (mais de droite). - Alain Finkielkraut se dit "attéré par l'état actuel de la gauche" (Le Monde). Nous aussi, mais pas pour les mêmes raisons. "Je pense que l'école est dans un état désastreux, je pense que la morale civique est dans un état désastreux". La pensée philosophique française est elle aussi dans un état désastreux. - La Justice a ordonné l'expulsion des occupants du "ministère de la crise du logement" (Le Monde). Sans commentaire. - Charlie Hebdo en procès pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion". C'est vraiment dur d'être aimé par des cons ! et ça doit pas être facile non plus d'appartenir à une religion... - L'oligarque russe Khodorkovski de nouveau inculpé pour détournement et blanchiment d'argent (Le Monde). Cet homme est effectivement un pourri, mais il est surtout opposant à Vladimir Poutine et financeur du parti libéral Iabloko. L'état de droit avance à grands pas en Russie... - Le Monde et Bolloré sortent un nouveau journal gratuit, "Matin Plus". Rien à dire, jour après jour Le Monde est de meilleur en meilleur. Non, le journalisme en France n'est pas mort ! - Présentation des nouveaux tarifs du TGV Est : 36% d'augmentation. Faut vraiment être con pour habiter dans l'Est. - La France craint l'arrivée de la grippe aviaire. Ca se transmet aussi aux nains agités ? Oui à l'Impôt, Non à l'Imposture !http://www.alternatives-economiques.fr/petition/ Signez ! Merci Roland D.Hier sur France Inter, journal de 13 heures, repris sur le Nouvel Obs aujourd'hui, un certain Roland Dumas, ancien ministre socialiste des Affaires
étrangères : La détention par l'Iran de la bombe atomique serait "un élément d'équilibre dans la région". "D'avoir la bombe atomique, pour l'Iran par exemple, ce serait un élément d'équilibre dans la région. Mais cela suppose un accord, des contrôles, un climat autre que celui qui existe actuellement, qui est un climat de menaces". "Avoir la bombe atomique n'est pas forcément un facteur aggravant". "C'est un facteur de rétablissement de l'équilibre et qui dit l'équilibre, dit maintien de la paix." "A l'inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c'est lui qui fait la loi." Il a souhaité que s'ouvre "très rapidement une négociation générale avec l'Iran". Les vieux dragons sont peut-être les plus sages... Iranosaurus RexLe blog d'Ahmadinejad, plutôt iranique, non ? http://www.ahmadinejad.ir/ February 05 Le Shirahc d'IranLemonde.fr : 1er fevrier 2007 : Chirac et sur la potentielle bombe nucléaire iranienne : (du off malheureusement pour lui turned on par ces franco-emmerdeurs d'américains...) "Je dirais que ce n'est pas tellement dangereux par le fait d'avoir une bombe nucléaire - peut-être une deuxième un peu plus tard, bon... ça n'est pas très dangereux. Mais ce qui est dangereux, c'est la prolifération. Ça veut dire que si l'Iran poursuit son chemin et maîtrise totalement la technique électronucléaire, le danger n'est pas dans la bombe qu'il va avoir, et qui ne lui servira à rien... Il va l'envoyer où, cette bombe ? Sur Israël ? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée." "Ce qui est dangereux, c'est la prolifération, et c'est tout de même tentant, pour d'autres pays qui ont de gros moyens financiers dans la région, de dire "eh bien, nous aussi, on va le faire, ou on va aider d'autres à le faire". Pourquoi l'Arabie saoudite ne le ferait pas ? Et pourquoi n'aiderait-elle pas l'Egypte à le faire également ? C'est ça le danger." Pour résumer, la réaction générale fut de crier à la bourde, l'erreur, la connerie, et de s'insurger dans l'unanimité la plus evidente, légitime, drapé dans sa dignité offensée. Tentative de résumé des motifs de l'offense (pour les détails, se référer au monde, libé, france info, le figaro, tf1 surement, F2 et tous les médias que vous voulez) : - Parler de cette manière de la bombe iranienne équivaut à une résignation, une acceptation de fait de ce qui semble n'être encore aujourd'hui qu'une simple potentialité que tout le monde veut soigneusement éviter. - Chirac croit-il que Téhéran serait capable d'envoyer une bombe sur Israël ? - Qui selon Chirac serait prêt à raserer Téhéran ? Israël ? Les Etats-Unis ? - En disant cela il fait peur, est trop schématique, trop brutal, trop faible, trop agréssif Bref, c'est vraiment une grosse connerie qu'il a sorti le Jacquot ! Maintenant que le raz-de-marée (oui raz-de-marée, et pas Tsunami, ce mot apparu comme et sur une vague de 150 000 corps inertes et devenu une coqueluche médiatique est désormais malsain et pathétique) a déferlé, tentons de réfléchir sérieusement à ses propos, forme et contenu. - Sur la forme, ses propos n'ont rien d'une intervention officielle, à la tribune de l'ONU ou sur le marché de Chirac (48). C'est une analyse, en off, non sur les discours, positions ou tractations diplomatiques, mais sur une situation objective et ses potentielles conséquences. - Sur le fond, tout d'abord est-ce plus choquant qu'entendre George W. Bush s'attaquer à l'axe du mal et les forces démoniaques qui s'opposent à la grande nation de la liberté ? Pas sûr... Ensuite quelle est la situation ? L'Iran, propulsée leader régional grâce notamment à la guerre en Irak, va probablement obtenir une ou quelques bombes nucléaires. Dire cela n'est pas se résigner, mais être lucide. Des frappes aériennes anglo-américano-israéliennes, à vrai dire plus que probables dans les années à venir, pourra retarder mais pas empêcher l'acquisition du nucléaire militaire par l'Iran. Seul un renoncement iranien peut l'empêcher. Et pourquoi renoncer ? Les Américains menacent depuis le 12 septembre 2001 ; Israël, le Pakistan et l'Inde possèdent la bombe ; la mobilisation nucléaro-nationaliste est le meilleur instrument entre les mains du pouvoir pour se maintenir et contenir ce qui semble être une lente maturation démocratique, sociale et libérale de la population iranienne. A partir de là, penser l'Iran nucléaire semble plus une nécessité stratégique et géopolitique qu'une bourde irresponsable. Ne pas le faire serait irresponsable. Que se passerait-il donc si bombe il y a ? Les menaces anti-sionnistes d'Ahmadinejad appelant à la destruction d'Israël peuvent légitimement faire peur. Mais un peu de réalisme permet de remettre les pieds sur terre. Le vrai pouvoir en Iran n'est pas entre les mains d'Ahmadinejad, mais entre celles des gardiens de la Révolution. Il est plus la marionnette que le marionnettiste. Et son arrogence et sa virulence est d'autant plus grande que son pouvoir est faible. Dépasser le discours pour penser la réalité s'avère donc utile. Que ferait donc l'Iran avec une bombe ? La réponse semble évidente : l'envoyer sur Israël. Mais cela n'aura pas lieu. La seule puissance à avoir employé la bombe est les Etats-Unis, à un moment où ils en détenaient le monopole et n'avaient aucune représaille à craindre. La situation est là bien différente. Envoyer une bombe sur Israël signifierait la destruction de l'Iran, du moins de tous ses centres de pouvoir, de ses infrastructures, et le renversement du régime. Un régime peut-il choisir le suicide (sans même parler de la vie de ses civils) ? On peut douter. La séquence attaque / représaille, destruction mutuelle est le coeur de la dissuasion nucléaire. Dire que la bombe en elle-même n'est pas dramatique est donc une vérité de base. A moins de postuler de l'irrationalité totale du pouvoir iranien, ce qui est infirmé par la rationalité de la politique iranienne actuelle, malgré ce que certains en disent. La question posée par le problème nucléaire iranien n'est donc pas l'utilisation de la bombe, mais bien les conséquences de sa possession. Cela ferait de l'Iran une puissance politique crédible grâce à sa puissance militaire, créant un équilibre avec Israël, pays occidental surarmé au milieu de dictatures archaïques et faibles. Peut-être cela ferait plus pour régler la question palestino-israélienne que toutes les négociations sous égide américaine. Un Iran rassuré, protégé des menaces américaines, leader régional de fait, pourrait également devenir plus calme, coopératif, participant aux affaires du monde. Penser l'Iran nucléaire comme un problème a priori n'est donc pas nécessaire. Bien sûr, cela peut avoir des conséquences négatives, main-mise accrue sur les chiites irakiens et le hezbollah libanais notamment, et capacité de nuisance si tel était l'objectif politico-stratégique iranien. Mais il n'est pas évident de savoir de quelque côté penchera(it) la balance. Les protestations occidentales sont donc peut-être plus formelles qu'autre chose. La bombe sera acceptée de fait le moment venu, mais pas de droit. Le but est plus d'éviter la prolifération et l'éffritement des normes de désarmement international, déjà fort affaiblies, avant tout à cause de la non-réduction des arsenaux des cinq grands. Mais comment défendre moralement, et donc légalement, l'oligopole nucléaire décidé il y a 40 ans, alors que celui-ci ne correspond aucunement à la réalité des rapports de force actuels, et que rien n'est fait par les cinq pour réduire leur propre arsenal ? Il s'agit également d'une question de justice et de domination, économique, raciale et culturelle. Si la question est complexe et incertaine, l'unanimisme moraliste couplé au degré zéro de la pensée est une fois de plus révélateur de l'état de la pensée ambiente. Les Dragons seraient-ils en voie d'extinction ? January 29 It is Raël ! Not Us(a) !Lemonde.fr, 29/01/07 : "Le gouvernement américain soupçonne Israël d'avoir utilisé dans le sud du Liban, durant la guerre contre le Hezbollah à l'été 2006, des bombes à fragmentation d'origine américaine, contrevenant ainsi à un accord conclu entre les deux pays sur l'exportation de ces munitions." Quelle surprise ! Personne n'était au courant, dis donc ! Heureusement que les services de renseignement américains sont là. Pour ce qui est de l'utilisation de bombes à fragmentation (des bombonnes de gaz remplies de clou mais en plus gros et sophistiqué, version armée et pas terroristes, ou bien des bombes à sous-munitions, avec plein de mini-bombes envoyées partout et qui souvent n'explosent pas), personne n'en savait rien. Il faut croire que seuls quelques journalistes français, mus par leur déontologie journalistique, leur professionnalisme investigateur, et leur détestation des Etats-Unis et d'Israël, avaient eu vent de cette sombre histoire... Mais jusque là tout le monde s'en foutait, au premier chef les Américains. Par contre, s'il s'agit de bombes américaines, rien ne va plus. Où les Israeliens ont bien pu se fournir en bombes à défragmentation de civils ? Est-ce encore le réseau du pakistanais doc Khan ? Ou peut-être la filière irano-syrienne, l'axis of evil. A moins que ce soit les renégats nord-coréens. Ah...on me signale une info dans mon oreillette... ces bombes auraient donc été achetées légalement aux Etats-Unis. Autant pour moi. Lisons la suite : "Israël dispose de ses propres bombes à fragmentation. En achetant ce type d'arme aux Américains, il s'est engagé à en faire un usage "restreint"." Zut alors, dire que Condie(ment) et George Walker Texas Rangers croyaient que ces armes étaient destinées à être exposées au musée palestino-israëlien de la paix, à Jerusalem Est. C'est triste. Donc Israël possède ses propres bombes à défragmentation ainsi que des bombes américaines. Les belles américaines sont donc destinées à un usage "restreint"... Que comprendre ici ? Que les bombes israeliennes sont réservées à des usages "sans restriction aucune" ? Ne soyons pas mauvaise langue. Que signifie alors un usage "restreint" pour Israeliens et Américains ? L'avenir nous le dira peut-être. En tout cas, nous pouvons être rassurés, ces belles américaines n'ont pas pour fonction de suppléer les belles israeliennes lorsque les stocks viennent à manquer. "L'ambassade d'Israël à Washington avait déclaré, dimanche avant l'annonce des premières conclusions du rapport américain, que l'utilisation des bombes à fragmentation avait relevé de la "légitime défense" et qu'elle avait été motivée par la volonté de "faire cesser les attaques à la roquette du Hezbollah contre les centres de population civile"." Ca y est, tout s'explique. Pour faire cesser les attaques contre son territoire et ses civils tirées depuis des zones civiles libanaises, Israël possède une grande stratégie : sachant que les humanistes et humanitaires du Hezbollah ne peuvent supporter de voir des civils libanais mourir à cause de la guerre que le parti de Dieu mène contre son voisin, il était clair que les bombes à défragmentation, créées pour tuer des civils, allaient mettre fin aux attaques. Deuxième hypothèse : dans le but d'arrêter les attaques depuis des zones civiles, Israël a choisi de transformer tous les civils soit en morts, soit en combattants. De cette manière, la suite du conflit aurait pu être réglée à coup de tonnes de bombes conventionnelles. Le tout sous l'oeil bienveillant de Sam. J'ai pourtant quelques doutes. Un petit scandale parmi tant d'autres. Dur d'être humaniste... January 28 Terminatochttp://www.dailymotion.com/fr/featured/video/xtsom_terminator I'll be back !! (désolé...) Sark Warshttp://www.dailymotion.com/visited/search/sark%2Bwars/video/ xk6cm_sark-wars-episode-2007-sarkozy Merci Bast64.com RemerciementsEn ce jour de grâce, je tiens à remercier : Mes parents, sans qui rien ne serait possible ; ma famille ; mes frères et soeurs, grâce à qui c'est vachement plus cool ; les potes, même les pauvres ; les philosphes et les sages femmes ; les fabricants de couveuse ; la efarm ; Michael Jackson et Bob Marley ; mon poto Stan, le King of Kings, the Lord of Lords, the Lion of Pologne ; Manchester United et l'ASNL ; Easy Jet ; la SNCF ; Danone (nan là je déconne) ; Zinédine Zidane, pour ses trois coups de boule en finale ; le conseil général de Lozère ; le MSH iPod 2013 ; Bass Drive ; Elftor ; les amplis Marshall ; les briquets Bic ; Comte, Marx, Durkheim et Weber, pour avoir inventé la sociologie ; Guinness, pour nous permettre à tous de faire de la sociologie de comptoir ; Nicolas Sarkozy, pour nous rappeler que la droite et la gauche c'est pas tout à fait pareil et que le vote ça sert quand même à quelque chose ; Babylone Babylone Babylone ; Kenneth Waltz ; George Bush père et fils, pour m'avoir gracieusement offert un sujet de thèse ; Nessie ; Sainte-Prisca ; X-Rousse ; Fragments d'Idées ; le Double M ; les Anglais, pour avoir inventé le foot, la bière et le pub ; Cuba ; la Réunion ; Pierre (Bourdieu, l'abbé, PolJak, Quiroulen'amassepasmousse...) ; les Dragons ; NFS ; Chimie-Iono ; Scowfield ; la Palestine, pour nous rappeler que l'oppression, ça existe encore ; Peter Tosh, pour sa chanson et sa phrase "We don't want no peace, we want equal rights" ; les moutons, pour l'ensemble de leur oeuvre ; le dub français ; les escargots Lanvin ; NTM, pour "Mais qu'est-ce qu'on attend ?" ; Le Dieu (pas Dieu) et Ben Attar ; Reason ; Matt Groening ; la Verrière ; Maurizio. La suite des remerciements l'année prochaine... Bon anniversaire !!!Merci ! |
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